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Le château

Le château de Thanvillé conserve, extérieurement, l’aspect d’une demeure seigneuriale du 17ème siècle, précédé vers l’est d’une grande cour carrée entourée sur trois côtés par des dépendances à vocation agricole.

La tour-porche

Une belle avenue, bordée d’arbres majestueux, nous conduit depuis le village vers la tour-porche, surmontée d’un clocheton, qui donne accès à la cour. Les armoiries des ducs de Lorraine sculptées en relief et des restes de peinture sur le mur décrépi décorent la façade. Gravé dans un cartouche, un texte : « Aedificatum 1084. Renovatum 1518 » informe que le château a été construit en 1084 (en 1089 en réalité) et qu’il a bénéficié d’une restauration en 1518 (par la famille Hattstatt ?). Mais les travaux les plus importants sont effectués dans la deuxième moitié du 17ème siècle. L’allure défensive de cette tour est soulignée par les deux couleuvrinières situées de part et d’autre du porche et par la douve qui précède le bâtiment. Une inscription sous le portail, peinte vers la fin du 19ème siècle, résume – avec quelques erreurs – l’histoire du château : « Hugo de Eguisheim, en l’an 1084, feict ce chasteau, il fut terre de Habsburg puis de Lorraine. Mis à ruines en 1571, Jean Freidrich de Worms le refect en 1572 ; après les guerres des Suédois, le barron de Chanlas et de Tanviller le remit en ses édifices en 1663. Renoviert 1884 ». Un escalier en colimaçon mène à l’étage supérieur où se trouve une chapelle désaffectée. Certains objets qui meublaient jadis ce lieu de culte ont été offerts par la famille de Castex à l’église paroissiale Saint-Jacques.

La route du Sel passait, au temps de l’Ancien Régime, sous les voûtes de ce porche ; le seigneur du lieu percevait alors les droits de péage.

Les bâtiments annexes

Ces bâtiments, en forme de U, s’appuient contre la tour-porche. Ils ont été érigés au 18èmes siècle contre l’ancien mur d’enceinte. Deux tours rondes d’angle flanquent la façade est de ces bâtiments. Ces dépendances servaient jadis à l’exploitation agricole comprenant prés, vergers et forêts. Un vignoble s’étageait sur des terrasses encore visibles depuis la route. Ces bâtiments renfermaient étables, granges, pressoirs, magasins et des logements pour le personnel, le tout surmonté de vastes greniers.

La demeure seigneuriale

Ce bâtiment carré, flanqué de quatre tours d’angle quadrangulaires, date du 17ème siècle. Il a été fortement modifié au siècle suivant : on remplace alors les fenêtres Renaissance à meneaux par des fenêtres ordinaires, on rase le mur d’escarpe jusqu’à un mètre du sol.

Cette demeure seigneuriale comporte une grande cave au rez-de-chaussée et deux étages d’habitation, le tout recouvert d’un immense toit à quatre pans. En 1868, des ardoises, plus légères, ont remplacé les anciennes tuiles. Le château, dans un bel écrin de verdure est entouré par un large fossé actuellement à sec. Notons également l’ancien rucher qui s’élève à côté des dépendances et une belle grille en fer forgé du 18ème siècle qui ferme l’accès menant au château depuis la route D424.

La famille de Dartein

La famille de Dartein est originaire du Périgord où elle possédait les forges des Eyzies, à quelques kilomètres de Sarlat ; elle s’est illustrée dans la fonte de cloches et de canons. Elle a été anoblie en 1778.

Jean-Félix (1747-1788), après avoir fait des études de droit à Strasbourg – où résident ses parents depuis 1760 – devient avocat, puis succède à son père comme commissaire général des fontes de l’Artillerie à Strasbourg. En 1786 il achète à Charles-Frédéric de Lort de Saint-Victor la seigneurie et baronnie de Thanvillé, mais n’en profite guère, car il décède deux ans après.

Charles Mathieu Sylvestre (1749-1814) succède à son frère ; il poursuit les mêmes études que son aîné, est nommé prêteur royal à Sélestat (1780). Il hérite, en 1788, à la mort de son frère, de la propriété et du titre de la baronnie de Thanvillé. En 1790, il est nommé, à son tour, jusqu’en 1805, commissaire général des fontes et de l’artillerie à Strasbourg ; il a laissé de nombreux écrits consacrés à la fonderie et à l’artillerie. A sa mort, en 1814, sa fille Félicité Marguerite Geneviève Adélaïde – qui a épousé Bertrand Pierre de Castex en 1810 – hérite du domaine de Thanvillé.

La famille de Castex

La famille de Castex a profondément marqué l’histoire du château de Thanvillé et même celle du Val de Villé au cours de l’époque contemporaine. Nous insisterons sur l’ancêtre, c’est-à-dire Bertrand Pierre qui, par son mariage avec Adelaïde de Dartein, deviendra propriétaire du château en 1814.

Bertrand Pierre de Castex (1771-1842)

Général et homme politique. Originaire de Pavie (Gers) d’une famille modeste – son père est boulanger – il suit des études à Auch, puis à Toulouse, études qui lui seront utiles dans sa carrière. Le milieu familial est acquis aux idées nouvelles et Bertrand Pierre participe activement aux évènements révolutionnaires. Il se lance dans la carrière militaire, se battant courageusement sur tous les fronts : Pyrénées, Italie, Pologne, Autriche. C’est tout naturellement qu’il gravit rapidement les grades dans l’armée. Les récompenses honorifiques et pécuniaires ne se font pas attendre. Son habileté militaire et sa bravoure à la bataille d’Iéna puis à celle d’Eylau (1807) valent au colonel Castex les félicitations de Napoléon ; quelque temps après, il est fait officier de la Légion d’Honneur et nommé baron d’Empire. Après la bataille de Wagram (1809) il devient général.

Ses fonctions d’inspecteur le conduisent en Alsace où il fait la connaissance d’Adélaïde, fille de Charles de Dartein, ancien prêteur royal de Sélestat et directeur des fontes de l’Artillerie de Strasbourg. Il l’épouse en 1810 ; elle lui apporte, en dot, le château et le domaine de Thanvillé, et lui donnera 10 enfants, nés entre 1814 et 1830.

Il habite quelque temps, avec sa jeune femme, à l’hôtel des Dartein à Strasbourg, mais il est rappelé rapidement sous les drapeaux. Il participe à la campagne de Russie, est chargé de préparer le passage de la Bérésina, combat à Leipzig, est plusieurs fois blessé et finalement nommé chambellan de l’Empire. Son dévouement pour l’Empereur ne fut pas très apprécié par les Bourbons de sorte qu’il fut placé quelques temps en demi-solde au début de la Restauration et résida à partir de ce moment dans son château. Mais sa carrière militaire ne se termine pas en 1815 : il est nommé commandant de l’importante place forte de Besançon (1817), participe à l’expédition d’Espagne (1823), et devient commandant de la 5ème division militaire s’étendant sur toute l’Alsace (1826 – 1830). En 1822, des lettres patentes royales lui confèrent le titre de vicomte et lui concèdent la particule ; il s’appelle désormais « de Castex ».

Il se lance aussi dans la vie politique : en 1824, il représente le Bas-Rhin à la chambre des députés. En 1833, il est élu conseiller général du canton de Villé. Il fait commencer la construction de la route qui mène à Eichoffen et celle qui mène à Saint-Dié par Urbeis permettant ainsi à la vallée de meilleurs débouchés vers l’extérieur. Il meurt à Strasbourg en 1842 ; il est enterré au cimetière de Thanvillé.

Ce soldat gascon est donc devenu un véritable notable alsacien bardé de titres nationaux. Son portrait figure au Musée des Invalides et son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe de l’Etoile.

Théodore de Castex (1828 -1898)

Chambellan de Napoléon III, il est aussi élu maire de Thanvillé et conseiller général du canton de Villé jusqu’en 1870, c’est-à-dire jusqu’à l’annexion allemande.

Très attaché au château, il s’applique à mettre en valeur le domaine agricole en améliorant les procédés de culture ; il réunit aussi de belles collections d’antiquités et d’objets d’art de sorte que le château de Thanvillé devient, sous le Second Empire, une des plus belles demeures seigneuriales d’Alsace.

En 1870, suite à la « bataille de Thanvillé », le château est pillé par les soldats allemands et le vicomte est expulsé. Il meurt à Paris en 1898, mais est inhumé au cimetière de Thanvillé.

Bertrand Maurice de Castex (1853 -1931)

Il commence une carrière militaire prometteuse en France, mais donne sa démission pour pouvoir rentrer en Alsace et retrouver son domaine. Il s’attache à retracer le passé de sa propriété dans son « Histoire de la seigneurie lorraine de Tanviller-en-Alsace » parue en 1886. Il s’intéresse aussi à l’agronomie et à la peinture.

Après la Première Guerre mondiale, il reprend la longue restauration du château laissé dans un triste état après le conflit. Son fils Pierre étant conseiller général du canton en 1919 l’aide un moment mais meurt en 1924, suite aux souffrances endurées dans les trachées de 1914-1918.

Gérard, un des fils de Bertrand-Maurice de Castex, s’occupe à son tour de la propriété après 1931. A sa mort, en 1979, son frère Maurice se voit contraint de vendre le domaine en 1981 à un industriel de la région.

Le combat de Thanvillé

Le 17 août 1870, 230 dragons badois viennent en reconnaissance dans le Val de Villé et bivouaquent dans les prés entre le Giessen et le château de Thanvillé. Le vicomte Théodore de Castex en informe le commandant de la ville fortifiée de Sélestat. Un groupe de 45 mobiles originaires du Val de Villé mené par le capitaine Stouvenot se dirige alors sur Thanvillé et attaque, par surprise, le campement ennemi avant de se retirer à Sélestat. Les cavaliers badois, se croyant attaqués par des francs-tireurs, se vengent en pillant le château, en emprisonnant de nombreux habitants et surtout, en sabrant sur leur passage 14 personnes innocentes. L e 30 octobre 1932 le Souvenir Français fait ériger un monument entre Neuve-Eglise et Villé, en mémoire de ces victimes ; les nazis le démolissent en 1940. Une grande peinture à l’huile représentant ce combat a été offerte par M. de Castex à la commune de Thanvillé en 1982 ; restaurée par François Kern, elle est exposée à la mairie.

L’église

Le voyageur a laissé derrière lui la silhouette de l’Ortenbourg et a deviné les ruines du Frankenbourg pour pénétrer plus avant dans la vallée de Villé. A peine a-t-il franchi la rivière du Giessen, le voici devant un château de plaine avec porte fortifiée, tours et meurtrières, établi près du carrefour de l’ancienne Route du Sel et du chemin de Barr.

L’église est curieusement isolée du village, et proche de l’agglomération de Saint-Pierre-Bois. A l’angle droit, côté est, une pierre du chaînage porte la date de 1719. Cette année-là, l’ancienne chapelle est agrandie ; en 1784, sur le même emplacement, est construite l’église actuelle. Dans le mur du chœur, on relève un oculus rectangulaire, grâce auquel se réalisait « la communion de tous les fidèles, des vivants et des morts, dans la prière et la foi ». Un second oculus a été dégagé en 1976.

La première messe est célébrée en 1784 dans la nouvelle église dont l’aménagement intérieur n’est pas encore achevé. Le bâtiment est caractéristique du style de l’époque : une tour-clocher, avec des chaînages d’angle pour rompre la monotonie, de forme carrée (environ 4 m x 4 m) et qui s’élève sur trois étages, dont le dernier reçoit les cloches, bénies le 20 juillet 1884. Celles-ci sortent des fonderies Causard de Colmar. La grande cloche est dédiée à Saint Jacques, patron de la paroisse. Réquisitionnée en 1917 par l’occupant, elle a été refondue en 1925. Une inscription rappelle (traduction) que « cette cloche doit sonner pour les vivants et les morts ». La seconde cloche est dédiée à saint Joseph.

La nef, rectangulaire, dépasse de quelques trois mètres des deux côtés de la tour-porche. La façade est aérée par quatre ouvertures ovoïdes rappelant celle, plus grande, de la tour. Sur les murs latéraux est enchâssée une série de pierres tombales. Le cimetière contigu abrite une belle croix datée de 1735 ainsi que les sépultures des familles Dartein et Castex (voir Petits monuments).

L’intérieur du sanctuaire rappelle qu’il est placé sous la protection de Saint Jacques le Majeur décapité en l’an 44 par Hérode Agrippa. Les ossements du saint ont été transférés en Espagne où, à partir du 11ème siècle, ces reliques attirèrent une foule de pèlerins à Compostelle. Un grand tableau, au-dessus du maître-autel, représente le saint sur le chemin de son exécution, en train de guérir un paralytique. De part et d’autre de l’autel se trouvent deux anges ; on relèvera surtout une statue de la Vierge portant l’enfant et le sceptre, entre deux colonnettes supportant une belle coquille Saint-Jacques.

Les autels latéraux en bois sont peints en blanc. Deux piliers aux nervures dorées encadrent chaque fois un tableau. A droite, voici le martyre de Saint Sébastien (avec un médaillon de saint Joseph enchâssé dans le fronton). Sur l’autel sont posés trois ostensoirs contenant des reliques : à gauche, celles de Saint Charles Borromée, mort en 1784 qui, comme Saint Sébastien, intercède en faveur des malades atteints de la peste ; à droite, des particules de Louis de Gonzague qui, lui aussi, a soigné les pestiférés jusqu’à sa mort en 1591. Au centre, la troisième custode, cruciforme à l’intérieur d’une petite croix, est surmontée d’une couronne d’épines. Y est déposée une relique, enveloppée d’un linge noué par une ficelle qui a reçu un scellé d’authentification. Peut-être s’agit-il d’un fragment supposé venir de la Sainte Croix.

L’autel latéral gauche présente un tableau de l’Annonciation, coiffé par un médaillon représentant Saint Louis de Gonzague, le patron de la jeunesse studieuse. L’autel reçoit encore une grande statue processionnelle de la Vierge et, dans une niche latérale, une piéta, mère affligée se penchant sur le corps livide et inerte de son fils.

La nef attire notre attention par ses six vitraux réalisés en 1951 par René Kuder et offerts à la paroisse par de généreux donateurs dont l’identité est mentionnée au bas des vitraux. Dans le chœur, les deux vitraux représentent des scènes de l’Ancien Testament : la manne vient sauver le peuple juif affamé dans le désert au cours de sa longue marche vers la terre promise sous la conduite de Moïse et, en face, le Christ bénissant les pains et le poisson qui seront distribués à la foule venue l’écouter. Dans la nef, le vitrail de la Résurrection du Christ fait pendant à l’Assomption de Marie. A l’arrière, le Jugement dernier (Christ accompagné de Saint Michel) fait face à l’adoration de Marie, couronnée par des saints ayant un rapport avec la vallée ou le pays. Grâce à leurs attributs, nous reconnaissons ainsi Saint Wendelin avec sa houlette, une brebis à ses pieds, Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, habillée en carmélite, un bouquet de roses sur la poitrine, Sainte Odile portant la crosse d’abbesse de Hohenbourg et tenant un livre ouvert dont chaque page porte un œil, Saint-Louis portant la bannière bleue aux trois fleurs de lys, l’emblème de la France, Saint Urbain, patron des vignerons rhénans, avec s a grappe de raisin, Saint Dominique, moine en tunique blanche et manteau au col en forme de capuchon (le « Kapuzenkragen »).

Un panneau peint sur bois retient particulièrement notre attention. Il représente une crucifixion sur un fond gaufré dont la partie supérieure est décorée de moulures gothiques. Au centre : la croix avec le crucifié, à gauche sa mère « mater dolorosa », à droite Saint Jean, le disciple bien-aimé qui tient dans ses mains le livre, le message du maître. Nous avons là une œuvre qui participe à l’art et à la mystique propre à l’espace rhénan. Ce panneau, qui pourrait dater du 15ème siècle, provient de la chapelle du château de Thanvillé et semble avoir appartenu à un retable dont il manquerait les panneaux latéraux mobiles.

Un examen attentif révèle en effet à côté de Saint Jean une fraction de manteau rouge galonné d’argent et une main tenant un livre. Au pied des personnages et autour de la base de la croix sont représentés des plantes de nos régions, comme on peut en voir dans nos « Kalvarienberge », nos « Monts Golgotha » ou chemins de croix en plein air.

Tout autour de la nef sont installés les moulages d’un chemin de croix qui ont remplacé sous l’administration du curé Kirmser (1928 – 1932) les belles peintures à l’huile de Th. Driendl de Munich, datées de 1867. Dommage !

L’église Saint-Jacques de Thanvillé possède un orgue dont la partie instrumentale est inscrite depuis 1980 parmi les Monuments Historiques. L’instrument possède un buffet en chêne avec des ornements sculptés, très soignés et dorés. On relève un Christ ressuscité debout sur un globe terrestre. Cet orgue de 1833 est dû à Joseph Stiehr et a été successivement remanié ou restauré par Rinckenbach en 1898, Roethinger en 1951 et Schwenkedel en 1957. Le clavier, d’origine avec naturelles plaquées d’os, comporte 54 notes, la pédale 15.

Une collection de vêtements sacerdotaux fait partie des curiosités de l’église. On signalera en particulier une chasuble rouge confectionnée par Marguerite de Castex dans l’uniforme de chambellan du Vicomte de Castex et offerte à la paroisse en 1893.

Une croix en bois, datée de 1750, ne révèle cependant pas l’identité de son donateur.

Les autres curiosités

Deux croix seulement sont répertoriées sur le ban de Thanvillé :

  • la croix Joseph Reibel, estimée du début du 19ème, située à l’entrée du lotissement et plusieurs fois accidentée
  • la croix Dontenville-Heinrich de 1843 érigée au bord de la D 253 à 100 m du croisement avec la Route du Sel.

Le cimetière entourant l’église mérite une visite. En entrant, à droite, le long du mur est, s’aligne une série de huit tombes appartenant aux familles de Dartein et de Castex, les seigneurs du château, dont les armoiries figurent sur les deux premiers tombeaux. Quant à la cinquième tombe, c’est celle de Bertrand Pierre de Castex, général d’Empire qui a épousé la dernière descendante de la famille de Dartein. Sur la colonne du monument on retrouve le blason des Castex surmonté de la couronne du vicomte.

Au fond du cimetière se dresse l’ancienne grand croix, ou croix du curé Sprentz, dont le Christ est taillé de façon originale. Sur le fût, au-dessus d’un décor baroque s’inscrit la date 1735.

Dans le village s’élèvent deux statues, l’une consacrée au Sacré-Cœur, érigée par les habitants reconnaissants, leur village ayant échappé à l’incendie le 19 août 1914 et, l’autre, à la Vierge, construite par le vicomte Théodore de Castex à la suite d’un vœu fait afin que le château reste au sein de la famille.

Les seules bornes découvertes sur le territoire de la commune, une vingtaine, délimitent la forêt du château. Elles sont marquées de l’initiale « D » de Félix de Dartein, commissaire général des fontes de l’artillerie à Strasbourg, qui a acquis le château en 1786. Ces bornes sont dites les « Darteinsteine ».

Un des petits ponts récemment inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques se trouve à l’entrée de la Route du Sel. C’est un remarquable ouvrage, en pierres taillées, du 18ème siècle.

Il existe également une série d’anciennes vannes implantées sur le Giessen ou sur les canaux d’irrigation et de drainage aménagés dans les vastes prairies en face du château.

Bibliographie :

Société d’Histoire du Val de Villé (SHVV) « Le Val de Villé – Un pays, des hommes, une histoire »

Annuaire n° 29 (2004) de la Société d’Histoire du Val de Villé

Histoire de la paroisse de Thanvillé (1976) Conseil de fabrique de la paroisse de Thanvillé par P. Messmer

Thanvillé – Wikipédia

Château de thanvillé – Wikipédia